L'Australie instaure une taxe au kilomètre pour les voitures électriques

ENERGIE Les Etats de Victoria et d’Australie Méridionale taxent les conducteurs de voitures électriques à hauteur d’1,5 centime d’euro par kilomètre parcouru

20 Minutes avec Agence

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L’objectif des gouvernements locaux est de compenser le manque à gagner lié à l'abandon du carburant fossile.
L’objectif des gouvernements locaux est de compenser le manque à gagner lié à l'abandon du carburant fossile. — Smith Collection/Gado/Sipa USA/SIPA

Deux Etats d’Australie ont récemment instauré une taxe dont sont redevables les propriétaires de voitures électriques et de modèles hybrides rechargeables. Le montant à régler est respectivement d’1,5 et 1,2 centime d’euros par kilomètre parcouru, en fonction du type de motorisation. Le dispositif a été mis en place dans les États d’Australie Méridionale et de Victoria, indique Le Parisien.

L’objectif des gouvernements locaux est de compenser le manque à gagner généré dans les finances publiques par le développement des véhicules ne fonctionnant pas avec du carburant fossile. Les produits issus du pétrole sont soumis par les autorités à une taxe dont le montant total décline. Comme dans de nombreux pays, une partie non-négligeable de l’économie australienne repose sur cette contribution financière des automobilistes.

Un gain de 20 millions d’euros

Les autres Etats du pays pourraient à leur tour adopter l’impôt kilométrique réservé aux modèles non-polluants. Reste qu’à l’heure actuelle, ces catégories de voitures ne sont pas assez répandues pour que la taxe fasse entrer des recettes suffisamment importantes dans les caisses publiques. Le conducteur d’une automobile électrique roulant 15.000 kilomètres par an devra par exemple s’acquitter de 231 € pour la période.

Dans les deux territoires concernés par la mesure, cette dernière devrait ainsi rapporter 20 millions d’euros par exercice fiscal. A titre de comparaison, l’Etat français perçoit chaque année plus de 35 milliards d’euros au titre de la taxe sur le carburant automobile, représentant 40 % du prix de vente. Les pays se trouvant dans une situation similaire ont aussi à leur disposition d’autres solutions pour limiter les pertes à venir. Plusieurs nations étudient notamment la possibilité de taxer l’électricité utilisée pour recharger les moteurs électriques ou hybrides.