General Electric : La présidente de Bourgogne-Franche-Comté demande à nouveau l’intervention d’Emmanuel Macron

PLAN SOCIAL Marie-Guite Dufay, la présidente de la région, soutient le projet de reprise de la branche énergie de General Electric

20 Minutes avec AFP

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La présidente PS de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay.
La présidente PS de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay. — JC Tardivon/SIPA

La présidente (PS) de la Région Bourgogne-Franche-Comté Marie-Guite Dufay en appelle « une énième fois » à Emmanuel Macron pour qu’il s’empare du dossier de General Electric (GE), le groupe américain qui s’apprête à supprimer 300 nouveaux postes en France, dont 240 à Belfort. « Depuis deux ans, toutes mes sollicitations sont restées sans réponse », déplore-t-elle. « General Electric poursuit sa casse sociale et plus personne ne s’en étonne », s’indigne encore Marie-Guite Dufay.

Avec les 240 emplois « sacrifiés » dans la branche Steam Power, qui produit des turbines pour les centrales nucléaires et à charbon, le groupe « risque de mettre en péril notre indépendance énergétique et notre sécurité nationale », s’alarme-t-elle. « Je plaide pour le rachat par EDF et Framatome de l’ensemble de la branche énergie de GE afin de recréer un champion énergéticien français », poursuit Marie-Guite Dufay, précisant qu’elle participera mardi à un nouveau comité de suivi du fonds de développement de GE à Bercy.

Les promesses non tenues de la reprise d’Alstom énergie en 2015

La présidente de région indique qu’elle y « soutiendra, contre l’avis de Hugh Bailey, directeur général de GE France, le projet déposé par les salariés de GE Hydro » d’une reprise de leur activité. En septembre, GE avait annoncé un large plan de restructuration qui pourrait engendrer la suppression de 83 postes sur les 89 que compte cette filière à Belfort, selon une source syndicale. Lors du rachat de la branche énergie d’Alstom en 2015, le géant américain comptait 16.000 emplois industriels en France (hors GE Capital), selon les chiffres de la direction, et promettait d’en créer 1.000 supplémentaires.

Cinq ans plus tard, les effectifs de GE ont été ramenés à 13.000 salariés, sur 17 sites en France, alors que plus de 2.000 salariés ont quitté les effectifs du groupe dans le cadre de cessions d’actifs. « La responsabilité de l’Etat est totalement engagée dans la situation actuelle », pointe pour sa part la CGT dans un communiqué publié également vendredi, reprochant au ministre de l’Economie Bruno Le Maire de « jouer les pompiers pyromanes ». « Il court après les médias pour dire que le gouvernement est en train d’améliorer la situation industrielle. Dans le même temps, son administrateur valide ce plan de casse » de Steam Power, déplore le syndicat, qui plaide pour des investissements « dans les outils indispensables à la transition énergétique ».