Jean-Marie Le Pen souhaite la victoire de sa fille Marine en 2022

POLITIQUE FAMILIALE Le patriarche de l’extrême droite loue « les qualités exceptionnelles » de sa fille

20 Minutes avec AFP

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Jean-Marie Le Pen chez lui en 2019.
Jean-Marie Le Pen chez lui en 2019. — Lionel Guericolas/MPP/SIPA

Jean-Marie Le Pen souhaite que sa fille Marine Le Pen, candidate pour la troisième fois à l’Elysée, parvienne « au troisième tour » en 2022, c’est-à-dire qu’elle remporte la présidentielle.

« Je souhaite que Marine Le Pen soit au deuxième tour et même, si j’ose dire, au troisième. Elle ou un candidat qui représente la droite nationale et populaire pour laquelle je me suis battu pendant 50 ans », a déclaré dans un entretien à l’AFP le co-fondateur du Front national, devenu Rassemblement national, depuis ses bureaux de Montretout à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).

« Qualités exceptionnelles »

Il pense que la présidente du RN a ses chances. « Je ne dis pas qu’elle n’a pas de chance (de gagner), non au contraire ». « Mais tout dépend des (autres) candidats, s’il y en a beaucoup, ou peu » et des « événements », « de la conjoncture économique sociale politique et même médicale », note l’ancien dirigeant d’extrême droite, âgé de 92 ans.

Il loue les « qualités remarquables » de sa petite-fille Marion Maréchal, « l’intelligence, le courage, la culture, la volonté », mais n’oublie pas les « qualités exceptionnelles » de sa fille, qui occupe désormais « un poste de premier plan dans la politique française ».

Une « abondance » de candidats l'aiderait, selon lui

Il prédit à la présidentielle une « abondance » de candidats, ce qui « avantage plutôt les candidats dont les noms sont déjà bien connus, comme celui de Marine Le Pen ».

Il parie que « ce sont les personnalités qui marqueront le scrutin », en raison d’une « individualisation de la politique », se désolant que tous les partis, y compris le RN, aient « perdu progressivement de leur importance, de leur force ».

Jean-Marie Le Pen « ne voit pas forcément Emmanuel Macron candidat » mais il pense qu’à droite, les candidats seront « légion » et que le parti Les Républicains peut « exploser ». La gauche, il la croit « grièvement blessée », car « en politique on n’est jamais mort ».

« Non », l’ancien président du FN ne se reconnaît pas dans le parti présidé par sa fille, qui l’en a exclu en 2015 après ses dérapages sur la Shoah, et dont le changement de nom a été pour lui « une rupture ».

Mais « c’est probablement la formation politique qui est la plus proche de ce que je pense », dit-il, en se félicitant que le parti qu’il a présidé près de 40 ans « se soit rapproché de la ligne traditionnelle du FN », ni droite ni gauche, depuis le départ en 2017 de l’ex numéro deux Florian Philippot.